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Remarque préliminaire : je rédige ces notes
le matin du 22 janvier 2016 après avoir écouté une émission sur TVCom http://www.tvcom.be/index.php?option=com_content&view=article&id=16599&Itemid=348
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Je les écris non comme membre du Conseil
d’Administration de l’AH mais comme « mémorialiste » du milieu de vie
autour de l’UCL dans les années 60 et 70, et comme « chroniqueur » et
photographe des temps actuels.
· Depuis quelques semaines je mets sur le web des textes divers regroupés
dans une « constellation » avec comme mot-clé
« Louvances ». Et je suis en train de publier un livre
« Louvain-la-Neuve au temps des pionniers. Nos utopies réalisables des
années 70 ». Ce livre sera présenté entre autres lors d’un débat à
Point-Culture LLN le 24 mai 2016 à 17h. Des « bonnes feuilles » sont déjà
accessibles sur Internet. Le thème a déjà été au centre de plusieurs débats et
visites à LLN
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Pour ces publications j’ai recueilli de nombreux
souvenirs, avis et espoirs sur le commerce en centre-ville de LLN
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À Leuven les membres de l’UCL s’adressaient
comme les Louvanistes aux différents commerces et services de la ville. Ils ont
néanmoins créé des structures afin d’agir sur les prix et de regrouper des
produits spécifiques pour les étudiants. Création UG-Services devenue CIACO,
ACCO. Pour les repas : Alma I, Alma II, Restaurants Galilée et autres restos
universitaires à LLN…
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Les Cercles organisaient aussi certaines ventes de
matériel pédagogique (calculatrices électroniques au CI (ingénieurs), modèles
moléculaires pour les chimistes à la MdS. Certaines coopératives (CIACO CIDEC
CIGAL) se sont développées dans cet esprit à LLN.
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Dès la création du Conseil des Résidents (à
l’automne 1971) on a considéré les futurs commerçants comme des acteurs
importants de la ville nouvelle.
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Le café du Mitcho avec les célèbres « filles du
Mitcho », Pierrette et Francine, et leurs parents Laffineuse bien sûr, ont
joué un rôle essentiel dans le démarrage de la rue des Wallons.
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On a jugé essentiel d’avoir dès le départ une
superette. L’Epécé, Économie Populaire de Ciney a accepté cette fonction
périlleuse avec un équilibrage financier quasi impossible (aggravés par de vols massifs de boissons par des étudiants qui fonçaient sans payer
devant la caisse avec des caddies).
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Pour les installations spontanées on s’est
étonnés que le premier magasin fut un commerce de tabac au coin de la rue des
Wallons et de la Place Galilée. Heureusement il y avait une pharmacie au bas de
la rue, face au CI. Et trois banques ce qui donna à la rue des Wallons le
toponyme sauvage de Wall Street.
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Parmi les candidatures spontanées il y eut un
exemple toujours célèbre : l’installation du Sec-Shop à la Place des
Wallons puis à la rue des Wallons. Un de mes amis, Claude Moreau, était venu me
rendre visite au Centre Galilée et il n’imaginait pas une ville sans nettoyage
à sec ! Il devint vers 1980 Président de l’Association des Commerçants et
co-organisa le Salon des Technologies Douces à l’emplacement de l’actuelle
Galerie Saint-Hubert.
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Les commerces ont donc joué un rôle important
dans les premières années de LLN.
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Les premiers résidents de Louvain-la-Neuve ont
donc estimé que le commerce à Louvain-la-Neuve devait être régulé. Ce qui
pouvait être fait en concertation entre l’UCL et les habitants. On voulait
éviter par exemple que l’essentiel des emplacements soient occupés par de
l’Horeca et des magasins de textile.
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Pour les achats diversifiés on se rendait soit à
Wavre soit à Ottignies-Centre. À Wavre les étudiants et habitants étaient des
habitués du GB de Bierges. Mais ils n’ont jamais trouvé une galerie animée
correspondant à leurs souhaits. La Galerie des Carmes ne répondait en rien à
leurs besoins.
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À Ottignies, on a soutenu l’animation dans le
récent Douaire, en particulier par une grosse animation du Centre Galilée "Vivre son corps" où des
biologistes présentaient dans un cadre non stressant les différents appareils
auxquels des gens pourraient être confrontés brutalement lors d’une
hospitalisation d’urgence : fonctions de base d’un électrocardiographe,
tensiomètre, détermination du groupe sanguin…
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Vu le manque de boulangerie à LLN, les pionniers
regroupaient auprès de lève-tôt leurs achats de pistolets et de couques.
Parfois à Ottignies, parfois à Court-Saint-Étienne mais la communication voiture
ou vélo par la Chaussée de la Croix ou le Stimont était périlleuse les
dimanches matins de verglas.
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On a donc désiré que les fonctions vitales
(boulangerie, boucherie, …) soient assurées au plus vite à LLN même.
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Rapidement un marché s’est mis en place à la
Place Galilée, puis à la Place des Wallons, enfin en Centre-Ville. Les voisins de
la Place Galilée offraient des boissons chaudes pour retenir les premiers
audacieux installés sur la pente, et surtout la fleuriste flamande.
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On admire toujours la persévérance du camion de la
Poissonnerie de Nieuport, fidèle entre les fidèles au marché de LLN.
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Tout ceci pour dire qu’on a vu très vite les
limites des installations spontanées et qu’on n’était pas du tout hostile à un
regroupement de commerces et services et à la présence d’un grand magasin, dans
une galerie couverte.
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Il y a eu alors une rumeur portant sur la
création d’un zoning commercial au Sud de Wavre, entre Wavre et Corbais. Ce
centre aurait évidemment pompé la clientèle de LLN, rendant dépendants de la
voiture pour effectuer les courses.
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L’UCL a pris l’heureuse initiative de proposer un
grand emplacement près de la gare de la ville.
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À l’époque, LLN, lancée dans l’enthousiasme,
avait un peu perdu son souffle. Et se perdait la dynamique lancée autour de la
Place Galilée, la rue des Wallons, et ensuite la Place des Wallons (que l’on
avait annoncée chaude « chambre urbaine »). Finalement LLN tombait
dans la vallée de la Malaise.
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On commençait à craindre vraiment que le centre
de la ville ne soit en l’an 2000 une étroite plaque de béton, reliée aux
quartiers Biéreau et Hocaille (on a aussi écrit Occaie) par des passerelles. Des
fers à béton dépassant sur les bords et attendant vainement des commerces et
services assez riches pour payer tout le ciment et l’acier.
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Un long débat s’est ouvert autour de l’Esplanade.
Les résidents permanents étaient divisés. Cela a fait l’enjeu d’une élection
critique à l’Association des Habitants. Rejet ou négociation ? Le nouveau
Conseil a penché pour la négociation. Et le projet a été retravaillé. La Place de
l’Accueil est remontée au niveau de la Place de l’Université au lieu de se
retrouver au niveau des rails SNCB. On a demandé aux promoteurs de faire un
paquet de la construction de la galerie couverte et le traçage de la rue
Charlemagne qui aurait pu ne jamais exister…
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Je n’ai pas participé du tout au débat à
l’époque. Pour mon livre et mes blogs web, j’ai interrogé récemment pas mal
d’habitants permanents et de visiteurs (le Conseil des Résidents et ensuite
l’Association des Habitants ont toujours considérés que les clients étaient
aussi des usagers-acteurs de la ville).
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Au total je pense que pour la ville habitée et
pour la région, le bilan de l’Esplanade version 2005 est positif. La dalle s’est
complétée. De nouveaux extérieurs ont appris à connaitre et à fréquenter LLN qui n’a
plus été considérée seulement comme un ghetto d’intellectuels
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Mais je déplore le manque d’originalité du
dessin (modèle hippodrome, cirque romain ou prison panoptique). J’aurais espéré
que l’on attire davantage de commerces et de services locaux par rapport aux
chaines internationales. Et je déplore et j’espère bien d’autres choses.
A suivre.
A suivre.
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